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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 19:08

Je viens de découvrir l'Artbook N°4 de Café Salé. En le feuilletant je suis tombé sur une image de Sébastien Morice (p.37). Aussitôt le texte suivant a vu le jour... Vous trouverez les oeuvres de S. Morice,  ici

 

"La caravane avance.


Innombrables autrefois
Comme les étoiles qu’ils vénéraient
Ils ne sont aujourd’hui qu’un souvenir,
Qui hante encore les rêves des aventuriers,
Comme un soupir,
Comme un espoir.

De déserts en montagnes
Loin de tous
Lentement
La caravane avance
Vers l’oubli."

 

 

 

Voilà, hop, à bientôt pour les nouvelles aventures de cette nouvelle rentrée !

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 08:18
Une très grande nouvelle ! Le scénario sur Lilith a trouvé un dessinateur, une dessinatrice en l'occurence : Karikature !

Je vous laisse découvrir les images ici :
http://maguykrimm.com/bd/lilith/lilith1.php

Je suis épaté par le style ! C'est du très bon travail ! Et surtout je ne m'attendais pas à cette surprise là ! Merci à Kari !
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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 07:20
Lilith

Première page :
Pleine page, sans case. Une page blanche avec au milieu une petite tâche noire.

Deuxième page :
Pleine page : une sorte de ying et de yang formé par deux masses indisctinctes.
Voix off : « D’abord il n’y eut rien »

Troisième page :
Pleine page : deux corps (un homme et une femme) qui gravitent l’un autour de l’autre, reliés par une sorte de cordon ombilical.
Voix off : « Puis la douleur… »

Quatrième page :
Une page blanche à nouveau mais comme une explosion avec de multiples tâches noires, comme une éclaboussure…
Voix-off : « Soudain, je fus… »

Planche 5 classique.
Lilith est vivante. Elle se découvre et découvre son environnement, ainsi qu’Adam.

Case 1 :
Elle est agenouillée, assise sur ses talons. On la voit de trois quart face, en légère plongée. Le paysage, une clairière.
Lilith : J’Existais… Enfin, j’étais…

Case 2 :
Elle étend les bras en croix et regarde le ciel. On la voit d’en haut, comme si nous étions à la place de son créateur. Elle éclate de rire.
Lilith : Vivante !

Case 3 : Plan d’ensemble. Elle contemple le paysage, une magnifique clairière entourée par une forêt dense.

Case 4 : Plan rapproché. On voit ses épaules et son visage. Une main se pose sur son épaule. Elle est surprise.

Case 5 : Plan moyen. Adam est là. Ils se toisent, se jaugent du regard, comme s’ils se regardaient dans un miroir.

Case 6 : Gros plan sur la main de Lilith qui est tendue vers Adam.

Case 7 : Adam lui a tourné le dos et s’éloigne, elle reste avec la main tendue, surprise.

Case 8 : Une ombre dans les bois. Une silhouette d’homme, qui observe la scène.

Case 9 : Gros plan sur un sourire carnassier, pas humain…


Planche 6 qui voudrait montrer le temps qui passe. Dans une première moitié, les deux qui essayent de coexister. Puis viendra le temps de la Révolte.

Cases / première moitié de la page :
Plusieurs scènes. Lilith travaillant sous le regard hautain d’Adam. Elle cuisinant, lui rêvassant, les deux faisant l’amour, lui sur elle, la dominant. Il serait bien de les fondre dans la même grande case qui ne sera pas matérialisée.

Case 2 : Une fin d’après midi. Lilith regarde Adam qui dort, allongé sur le sol.

Case 3 : Elle est sur lui, à cheval, un sourire sensuel.
Lilith : Adam, prend moi ainsi…

Case 4 : Adam est en colère, il la rejette au loin
Adam : Non ! C’est moi qui commande ! Tu seras toujours soumise !


Planche 7 classique.

Lilith va partir, quitter Adam car elle est libre. Elle va être alors rejointe par Satan…

Case 1 : Lilith est à terre, elle regarde, étonnée Adam qui la domine, menaçant.
Adam : C’est là ta place femme ! Obéir à l’homme.

Case 2 : Lilith rit à gorge déployée.

Case 3 : Elle est maintenant debout, face à Adam, les poings serrés.
Lilith : Je suis ton égale… Je suis libre…

Case 4 : Elle tourne le dos à Adam, et s’éloigne dans la pénombre.
Adam : Reviens femme ! Reviens !

Case 5 : Lilith court à perdre haleine dans la forêt, un sourire de liberté sur le visage.


Planche 8 scène avec les archanges.
Je les vois comme une sorte de lumière blanche où seul le diable est visible. Le décor disparaît devant la lumière des archanges. Ils ne sont pas matérialisés comme des hommes ou femmes, mais comme un halo lumineux…

La lumière approche d’un homme, le diable. Le décor disparaît au fur et à mesure.
Quand elle arrive à proximité du diable, celui-ci est vu sous son vrai jour.

Archange : -Laisse-nous passer…
Satan : -Allons, allons… Elle est née libre… Respectez son choix…
Archange : -Si elle ne revient pas, elle sera maudite… ses enfants ne verront jamais leur neuvième anniversaire…
Satan : -Laissez-moi lui présenter les choses… Elle choisira par elle même…
Archange : -Soit… Va, et respecte ta parole…


Planche 9
Case 1 : Elle est au bord d’un lac. Elle se regarde dans l’eau.

Case 2 : Un reflet dans l’eau, celui d’un visage d’un homme qui ressemble à Adam mais qui n’est pas lui.

Case 3 : Lilith lui fait face. Il sourit.
Satan : Pauvre Lilith… Pauvre enfant libre…
Lilith : Qui es-tu ?

Case 4 : Satan prend le visage de la jeune femme entre ses mains.
Satan : Celui qui fera de toi l’égale de ton créateur…

Case 5 : Lilith qui serre dans ses bras Satan, encore sous forme humaine. Lilith : J’ai donc le choix

Case 6 : Ils se regardent. Elle a un air très sérieux, presque douloureux. Lui, sourit. Son apparence change, il prend son côté démoniaque.
Satan : On a toujours le choix.

Case 3 : Elle embrasse alors Satan qui est maintenant sous sa forme démoniaque.

Planche 10, pleine page :
Lilith en reine des Enfers, assise sur un trône, entourée par les âmes d’une multitude d’enfants. Elle a l’air sévère mais pas méchant. Peut-être sous sa forme démoniaque.


Personnages :
Adam : Jeune homme bien fait de sa personne. Brun, peau bronzée. Taille normale, musclé mais pas trop non plus. Il a l’air arrogant, et dominateur. Presque méprisant.

Lilith : Jeune femme à la peau brune. Aux yeux verts. Plantureuse sans être siliconée… Cheveux longs et bouclés.

Satan : Homme. Deux visions de lui. En Homme, il est presque le frère d’Adam. Mais roux. Il est souriant, très bien sur lui. En Diable… là, à vous de voir comment vous voulez le représenter.
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10 avril 2009 5 10 /04 /avril /2009 14:13
 

 

Le vieil homme se leva avec lenteur, comme toujours depuis un certain temps maintenant. Une douche rapide, un rasage tremblant, des habits fraîchement repassés, et il se dirigea vers la cuisine. Il disposa son petit déjeuner sur la vieille table usée par le temps et les mains. Ses yeux d’un vert pâle, légèrement voilés par un âge avancé, fixèrent les volutes de fumées de la tasse de thé. Son attention se détourna de l’intérieur vers le jardin que l’on apercevait depuis la fenêtre. Les chênes plantés par son arrière-arrière grand-père se balançaient au doux rythme d’un vent d’été. Le vieux lava la vaisselle. Il attrapa un vieux bâton à côté de la porte et sortit, une casquette des Yankees de New York sur la tête, un souvenir de sa jeunesse bourlingueuse. D’un petit pas hésitant, il s’en alla sur le sentier qui menait à la route en contrebas, goûtant les senteurs que le soleil faisait naître ici et là. Il arriva enfin devant la boîte aux lettres. Il consulta sa montre de gousset : 7H30. Il se mordit la lèvre inférieure. Peut-être aujourd’hui ?

Une coccinelle grimpait de son pas tranquille le long de la boîte en métal. Le vieux la contemplait en souriant. Il aimait bien les coccinelles. Surtout les rouges et noires. Elles étaient de moins en moins nombreuses depuis quelques années. Il se surprit à penser que le temps était peut-être venu de laisser la place, de tirer sa révérence. Mais comment ? Après plus de 40 ans à attendre, comment renoncer ? Elle arriverait peut-être aujourd’hui ? Ou demain ? Le petit vieux plissa les yeux en apercevant la voiture jaune de la poste. Elle faisait le détour rien que pour lui. Dans le coin, il n’y avait que lui, rien que lui et les chênes. Et elles. La voiture s’arrêta devant le vieux. La factrice ouvrit la portière, une moue triste sur le visage. Il comprit. Ce n’était pas encore pour cette fois-ci. Il remercia la jeune femme d’un hochement de tête. Elle déposa le courrier entre ses mains et après un salut amical, s’en retourna. Le petit vieux remonta l’allée, courbé, déçu. « Demain, oui, demain, Elle sera là ».

La factrice roulait à toute vitesse. Elle n’avait que 30 ans, mais déjà gamine, elle avait entendu parler du vieux aux chênes. Tout le coin en parlait. Il avait acheté dans le temps une vaste partie des terres de la région. Il y produisait des tomates, de toutes sortes. Ses enfants géraient l’affaire maintenant. Mais elle se moquait de savoir si le vieux était riche ou pas. Le vieux aux chênes attendait. Il attendait depuis plus de 40 ans disait-on. Quoi ? Nul ne le savait vraiment. Pourtant, là, ce matin, elle allait savoir pourquoi. Un petit paquet venait d’arriver. Pas plus gros qu’un livre de poche. Les timbres indiquaient la provenance : le nord du Chili. Sans attendre d’avoir trié le courrier, elle avait pris la voiture. L’accélérateur au plancher, elle filait droit vers la propriété. A 6h00 du matin, elle déboula dans l’allée, faisant gicler les gravillons en tous sens. Elle pila devant la petite maison entourée de chênes. D’un bond, elle fut dehors, le colis dans une main, frappa à la porte, hors d’haleine et attendit. Le silence. Elle frappa encore. Rien. La peur au ventre, la factrice fit le tour, vers le jardin. La porte de derrière serait peut-être ouverte.

 

Elle n’avait jamais vu un jardin aussi beau ! Il n’y avait là que des tomates, de toutes les variétés possibles dont les divers parfums se mélangeaient dans l’air frais du matin. Le vieux était là, allongé au milieu des plants. Elle se précipita vers lui. Il ne respirait plus. La factrice posa le paquet sur la poitrine du vieux. Des larmes coulaient sur son visage. D’une main tremblante elle composa le numéro du maire sur son portable. Elle resterait là, le temps que les autorités arrivent. Une coccinelle rouge et noire vint se poser sur le paquet. Elle agitait les ailes, comme pour inciter la factrice à ouvrir le paquet… Elle n’en fit rien…

Le fils se tenait assis dans la cuisine, seul. Une lettre jaunie par le temps, une petite enveloppe contenant des graines et un paquet ouvert reposaient sur la table. Il se tenait la tête entre les mains, pleurant doucement. Son père avait attendu cette lettre des années durant. La lettre de son fils aîné, parti à l’aventure après une grave dispute qui avait déchiré la famille. Le vieux avait tenté de se faire pardonner, en vain. Sa faute avait été trop grande.

« Puissent ses graines de Solanum chilense qui ont su pousser dans des conditions défiant l’imagination être le témoignage de mon pardon. Je t’avais promis étant tout petit d’un jour t’en rapporter. Je suis maintenant trop vieux pour voyager. Puisses-tu en les voyant pousser pouvoir me pardonner à ton tour… »

Les touristes qui ont la curiosité de visiter le cimetière du coin, peuvent voir, depuis ce temps là, un étrange plant fleurir et produire en été sur la tombe portant sur sa plaque le surnom de « L’homme aux chênes » : des tomates chiliennes.


Isangeles.
Illustrations de Karicature
http://maguykrimm.com

Ce texte a été publié pour la première fois dans l'Anthologie Bd Amateur 2008, ici
Merci à Karikature pour les magnifiques illustrations.

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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 15:30
Hop ! Hop ! Grande nouvelle ! Les dessinatrices du scénario le Grand Tour ont décidé de tout reprendre depuis le début. Et du coup le scénario aussi sera remodelé !
En avant première un aperçu des nouvelles recherches :

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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 08:00
Cette fois c'est Darktanguy qui s'y colle. Interprétation du découpage :)

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 13:41
Voici la planche de V2 ! (son blog dans les liens Vikings.

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 08:00

Mustik en premier

 

 

 

Borisperrin ensuite :

 

 

 

 

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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 08:00

Nous commençons par les recherches de Borrisperrin

 

 

 

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 08:00

Les gars du forum Viking m'ont demandé de faire un découpage du début de l'histoire afin de tenter une mise en bd, pour s'entraîner. Voici le découpage. Les images suivront.

 

 

Planche 1 : 3 bandes. La première plus importante que les deux autres. Elle prend un tiers de la planche.

Case 1 :
Plan de très grand ensemble. C’est une vue de la Lune et des chantiers lunaires. On aperçoit diverses structures. On doit voir deux Zeus, les immenses croiseurs lourds en construction.
Texte, en haut à gauche : « Chantiers navals lunaires »

Case 2, 3 et 4 sur la même bande.
Case 1 : Une vue plongeante. Un plan d’ensemble semble convenir. Le monorail avance à toute vitesse vers la base lunaire. Il s’agit d’un train qui circule dans un tunnel de verre, à moitié enfoncé dans le sol.
Texte : « Dixième année de l’Attente… »

Case 3 : Intérieur d’un wagon. Des officiers, jeunes. Hommes, femmes, en nombre assez égal. Attention, ils doivent avoir tous moins de 30 ans. Ils discutent calmement.
Texte : « Promotion Patton… »

Case 4 : Une fenêtre. Un officier regarde un point situé en hauteur. On le voit de ¾ dos. Il a les main croisé derrière le dos. Christopher Coast : trapu, petit, porte le bouc. Un joueur de rugby, un peu engoncé dans son uniforme. On peut apercevoir au loin un Zeus en orbite.

Case 5 et 6 sur la même bande. La case 6 fera 2/3 de la bande.
Case 5 : Une femme pose la main sur l’épaule de Coast. En plongée, comme si on était dehors. Elle montre du doigt quelque chose vers le lecteur.
Texte : la femme : « Là ! Le Corsaire ! »

Case 6 : Survolant le monorail, le C-1, escorté par 3 chasseurs. Il est en légère contre-plongée. Le lecteur doit avoir l’impression de vitesse mais aussi d’agilité de l’appareil. Je suggère qu’on le voit d’un peu en dessous, le devant plus gros que l’arrière, comme s’il allait sortir de l’image.
Pourquoi ne pas tenter un dessin sans la case…

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